Souvenirs de Huari

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Vue de Huari                                                                                                                                                                               Crédit photo: Rosalie Dumont

« Lorsqu’on arrive dans un nouveau pays, il est souvent inévitable de faire des comparaisons avec notre pays d’origine. Toutefois, après avoir passé 70 jours dans l’aimable village de Huari, des éléments qui nous semblaient inusités au départ font maintenant partie intégrante de notre quotidien. Nous sommes maintenant partagés entre l’envie de rentrer à la maison et le désir de rester avec ceux qui sont désormais des nôtres. Certaines choses vont nous manquer…

Je vais m’ennuyer de laver mes longs cheveux, à l’extérieur, dans le grand lavabo en béton, sous le soleil de plomb du midi. Je vais m’ennuyer du ciel tapissé de milliers d’étoiles d’une extrême beauté et de l’excitation qui m’habite quand j’ai la chance de voir une étoile filante. Je vais m’ennuyer d’aller m’étendre dans l’herbe, le ventre bien rempli après dîner, entourée d’animaux et de montagnes sublimes. Je vais m’ennuyer de me faire dire sienta par la petite d’un an et demi, qui me pointe un endroit où m’asseoir pour ensuite jouer avec moi. Je vais m’ennuyer des petits cris des cochons d’Inde lorsqu’on s’approche de la pièce où ils se trouvent. Je vais m’ennuyer de sursauter chaque fois qu’un feu d’artifice explose à n’importe quelle heure de la journée. Je vais m’ennuyer de manger tranquillement, sans aucun stress, et parfois même en silence, avec ma famille d’accueil. Je vais m’ennuyer de la vue extraordinaire que j’admire tous les matins tout en me réveillant doucement. Tout compte fait, je m’ennuierai de beaucoup de choses… »

Raphaëlle

« Ce qui va me manquer le plus de Huari sont définitivement les montagnes et les étoiles. Il y a si peu de pollution sonore et lumineuse que cela permet de profiter pleinement de la tranquillité et de la beauté des alentours. Passer des heures couchée dans le gazon, les yeux rivés au ciel est un plaisir qui sera dur à battre ! Je vais aussi m’ennuyer de la délicieuse nourriture péruvienne. Les produits locaux débordent de saveurs et de riches arômes. De la pachamanca (viandes et patates cuites dans la terre) au savoureux breuvage de quinoa chaud, sans oublier les fruits succulents et le ceviche, tous ces aliments inoubliables de la culture du Pérou m’auront marquée. »

Tatyana

« À toi ma tendre Huari. J’ai eu la chance de te voir danser, t’enflammer et t’illuminer sous un ciel étoilé. Je t’ai sentie fourmiller les dimanches matins, te réveiller les jeudis soirs et j’ai senti tes entrailles s’ouvrir à moi chaque soir en accompagnant mes vagabondages agrémentés d’odeurs de pattes de poulet. Je t’ai goûté de toute ta douceur et ta délicatesse grâce aux emolientes et aux alfajores. Et surtout, je t’ai touchée avec mon cœur, ou du moins ce dernier a été touché par la splendeur de tes paysages et la générosité de tes habitants. Finalement, tu as également su te faire entendre à toute heure du jour ou de la nuit, que ce soit par le chant des coqs ou celui des mototaxis. Ainsi, mes repères n’ont pas failli une seule fois, ils ont su me guider dans un univers totalement nouveau, dans un inconnu intriguant et surtout, ô combien attachant. À l’aube de mon retour, tu me laisses ce goût amer en bouche, celui de la nostalgie, car bientôt tes montagnes ne seront plus celles qui agrémentent ma routine et tes rayons brûlants de midi ne seront plus ceux qui réchauffent mes lectures quotidiennes à la place d’Armes ou dans le champ de maïs. Huari, tu me laisses sans mots, le cœur gros, mais la tête, elle, remplie de souvenirs inoubliables et de moments hauts en couleurs. »

Rosalie

« Lever les yeux, où que l’on soit dans Huari, et admirer les majestueuses montagnes tout autour. Voilà une des choses que j’adorais. Chaque fois qu’il se passait quelque chose, que ce soit une petite sortie ou un simple repas, c’est certain que ça se passait en famille. Aussi, vivre dans une maison où l’on peut être à la fois dehors et à l’intérieur me paraissait tellement étrange à l’arrivée, mais maintenant j’aimerais que ma propre maison soit comme ça. Être avec le groupe. Nous avons passé deux mois et demi les sept ensemble. Ça me manquera de ne plus les voir tous les jours. Bref, la vie à Huari restera pour toujours un agréable souvenir dans ma mémoire et dans mon cœur. »

Marilou

« Les mots me manquent. C’est aussi simple que ça, je ne peux pas en mettre sur cette expérience stimulante et enrichissante que nous avons communément vécue. Ces émotions, ces sensations et ces instants magiques que j’ai partagés avec les gens d’ici sont indescriptibles. Des rires sincères de ma petite Estefany aux sommets verts englobant Huari, aucune phrase ne peut décrire et exprimer adéquatement la richesse de l’endroit. Qu’y a-t-il de plus beau que la joie de vivre d’un enfant en bas âge qui s’émerveille au quotidien ? Je me sens extrêmement chanceux d’avoir eu l’occasion de l’accompagner et de la voir s’épanouir. Un périple comme le mien, ça ne se résume pas, ça se vit.

Tant d’autres choses font qu’il m’est difficile de correctement verbaliser le tout. Toutefois, ce que je peux dire avec certitude, c’est qu’il faut vivre une telle aventure. Il faut plonger la tête la première et s’ouvrir au monde, à tout ce qu’il a à offrir. Il y a tant de choses à découvrir et c’est ce que permet ce genre d’expérience. Un stage d’initiation à la coopération internationale, c’est plus qu’un partage de connaissances et qu’un simple coup de main, c’est une aventure, riche en émotions où tous nos sens sont plus que stimulés, afin de donner au monde le meilleur de nous-mêmes. »

Maxime

« Déjà deux mois de passés et on dirait que nous sommes arrivés il y a quelques semaines à peine. Malgré cela, j’ai le sentiment que je connais ma famille depuis beaucoup plus longtemps. En très peu de temps, ils ont su me faire sentir comme un membre de la famille. Papa Rolando qui parle très fort en pensant que mon incompréhension provient d’une surdité passagère plutôt que de la barrière linguistique ; maman Jessica qui s’inquiète toujours que je ne mange pas assez ; hermana Estefany qui veut jouer « juste huit dernières parties de cartes » ; bébé Yaleska qui, telle une vraie Inca, possède des patates pour jouets préférés ; la gardienne Josi qui connaît toutes les recettes de mazamorra et finalement Arianna, sa fille, aussi connue sous le nom de la araña ou « la petite fille qui aime la mayonnaise », tant de personnes qui me manqueront énormément. Ce sont elles qui auront permis de donner un sens à ce séjour et qui l’auront rendu mémorable car, c’est bien connu, ce sont les rencontres qui font les plus beaux voyages. »

Camille N.

« Certes après plusieurs semaines à l’extérieur, certains éléments de notre quotidien québécois nous manquent. Par contre, voyant la fin de mon aventure « huarienne » arriver, je me rends compte que oui, la routine est différente, mais aussi que je délaisserai certaines habitudes contre mon gré. Les sourires du voisinage et les salutations ajoutent une belle touche d’humanité à l’atmosphère de Huari. Parfois, j’expliquais à certains curieux que dans ma ville natale, Montréal, les gens se regardent à peine ou même pas du tout lorsqu’ils se croisent. Autant je me sens confortable avec cette habitude très « urbaine », autant je sais que les regards heureux, sourires sincères et cordiales salutations de mes voisins me manqueront…

Aussi, une chose qui m’a marquée est le fait que rien n’est grave, que rien ne presse. J’ai senti qu’il y a beaucoup moins de conventions sociales non écrites qu’au Québec. On se sent libre à Huari. »

Camille DT (accompagnatrice)

Description photo: Dégustation de la pachamanca                                                                        Crédit photo Rolando Vega

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