Les expériences à l’international : jamais assez

On m’a déjà fait la remarque : «Toi dans l’fond, tu travailles et épargnes de l’argent seulement pour réaliser des voyages.» En principe, cela semble le cas. Toutefois, je préfère définir ce choix de vie comme un investissement, tant sur la sphère du développement personnel que professionnel.

En effet, le retour sur cet investissement est plutôt impressionnant. Je suis en train d’apprendre une 4e langue, j’ai des contacts un peu partout à travers le monde, je me connais mieux que jamais et en prime, j’ai augmenté drastiquement mon niveau de confiance en moi ainsi que mon sens de l’autonomie.

Je suis de celles qui pensent que les opportunités ne se saisissent pas, elles se créent. Elles se créent au fil des expériences, des apprentissages. Elles se créent au fil des rencontres qui enrichissent peu à peu notre existence. Voyager, nous expose à tout ça à la fois.

Nous, les jeunes, sommes trop souvent pris dans un dogme, comme s’il n’y avait qu’un seul droit chemin. Nous sommes pressés, nous avons peur, peur de ce futur qui nous est dicté. Assoiffés de performance, on s’investit corps et âme dans l’acquisition de connaissances et de compétences purement techniques, par le biais d’études post secondaires ou encore en intégrant le marché de l’emploi. Le but ultime ? Enrichir notre curriculum vitae, simple papier subjectif, qui nous définit beaucoup trop selon moi. Rappelez-vous, l’éducation ne pourra pas tout vous apprendre !

On parle souvent de jeunes qui ne savent pas quoi faire dans la vie. La question pourtant n’est pas de savoir quoi faire, mais de qui nous sommes. À l’adolescence, j’ai traversé une certaine zone de floue quant à cette question. C’est à travers mes expériences vécues à l’international que j’ai su m’exposer à l’inconnu, à l’apprivoiser, pour finalement l’apprécier. L’inconnu, Madame, Monsieur, ça forge tout un caractère. Désormais, mon problème n’est pas de savoir quoi faire, mais de savoir que je n’aurai jamais assez de temps pour réaliser tous les projets et les idées qui se bousculent dans ma tête.

Et si vous pensez que voyager quelques semaines ou quelques mois va éventuellement nuire à votre carrière, laissez-moi vous dire ceci : je suis diplômée en marketing, un domaine qui demande de grandes capacités d’adaptation alors que les marchés et tendances de consommation évoluent à un rythme fulgurant. En découvrant le monde, je m’expose continuellement à de nouvelles pratiques, stimulant ma créativité, un atout important dans mon travail.

Par ailleurs, l’investissement fait dans votre développement personnel vous permettra d’acquérir de multiples aptitudes qui sauront vous différencier sur le marché du travail. D’autant plus que de multiples programmes existent et vous permettent d’acquérir une expérience professionnelle et internationale à la fois, que ce soit un échange universitaire, les stages Québec Sans Frontières (QSF) ou le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ).

La vie est courte et le monde si grand. Les habitudes acquises et les prises de conscience réalisées au début de notre vie sont celles qui nous définiront plus tard. Nous les jeunes, et les moins jeunes d’ailleurs, n’ayons pas peur de se réaliser à travers nos rêves ! Soyons fous, expérimentons le monde sans regret et sans inquiétude. Délaissons l’excès de rationalité au profit de la spontanéité : créons-nous un monde d’opportunités.

Équipe en stage au Nicaragua

Par Kimberly Rousseau, stagiaire PSIJ au Nicaragua

Le Programme de stages internationaux pour les jeunes (PSIJ) est réalisé avec l’appui financier du gouvernement du Canada accordé par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.