Katherine, du Pérou au Québec… au Pérou!

Katherine, du Pérou au Québec… au Pérou!

« Plus de 2000 personnes vivant de l’agriculture ont entrepris des formations pour transformer et commercialiser leurs produits. Elles ont réussi à améliorer leur qualité de vie et leur statut économique, c’est majeur », raconte fièrement Katherine Melendez Mori.

Il y a près de 10 ans, la femme originaire du Pérou a traversé le continent pour apprendre le français. Spécialisée en affaires internationales, elle en est à son quatrième mandat au sein de SUCO comme collaboratrice spécialisée en développement organisationnel.

« La mission et la vision de l’organisation de SUCO ont tout de suite résonné en moi. Je suis tombée amoureuse du mandat. J’ai eu le sentiment que je devais retourner au Pérou pour faire une différence. »

Un retour pas comme prévu

Katherine retourne dans son pays natal dans l’objectif de faire un transfert de connaissances acquises au Québec et d’appuyer les programmes des partenaires. « Je pensais que ça allait être facile, mais non, j’ai vécu un choc culturel dans mon propre pays, avoue-t-elle en riant. À Montréal, j’avais énormément exploré l’équité homme-femme. Je me suis butée à un certain machisme latent ici. Avec différents outils, on travaille fort pour démontrer les bienfaits d’inclure tout le monde à la discussion. »

Avec sa connaissance terrain, la volontaire est vite devenue une alliée pour les stagiaires ne maîtrisant pas toujours l’espagnol et les subtilités du pays. Elle agit comme un pont entre les deux cultures.

S’adapter pour mieux performer

Katherine œuvre autant à Lima que dans les montagnes, elle doit adapter les stratégies de commercialisation en fonction du territoire. Par l’agriculture familiale, les entrepreneur(e)s transforment leurs récoltes; pâtisseries, fruits, farine et beaucoup plus sont produits. Le financement a servi à acquérir des équipements, améliorer la qualité et la présentation des produits, afin de renforcer leurs capacités et d’accroître leurs compagnies.

« Je suis fière d’avoir développé le financement et la commercialisation. Les participant(e)s ont fait preuve d’une grande motivation en mettant en place des changements concrets et en constatant rapidement le fruit de leur travail. Des vies sont changées. »

« Au Pérou, on n’a pas l’habitude de nous occuper de nos finances et de faire un budget, ajoute-t-elle. Combien on gagne, combien on perd… L’éducation financière est un volet que j’aimerais explorer ici. On a d’ailleurs développé un outil à ce sujet qu’on devrait mettre en branle. »

Déjà avec plein de projets en tête, Katherine compte rester au Pérou pour l’instant afin de les réaliser.