Notre brochure
sur la problématique

 

 

 

 L'APPROCHE DE DÉVELOPPEMENT AGROENVIRONNEMENTALE


Cliquer pour visionner la présentation sur l'approche de développement agroenvironnementale

 
L'AGRICULTURE ET L'ENVIRONNEMENT : DES ENJEUX QUI INTERPELLENT

L’agriculture est un enjeu majeur pour tous les pays et est au centre des préoccupations des populations autant pour les consommateurs et consommatrices que pour des producteurs et productrices d’aliments. L’activité agricole, l’élevage et l’aquaculture procurent des revenus pour environ la moitié de la population mondiale et les produits qui en découlent nourrissent l’ensemble de la population. Cette activité occupe environ 40% de la surface de la terre, consomme 70% des ressources mondiales en eau et gère la diversité biologique. Pour répondre aux besoins d’une population croissante, la production alimentaire a augmenté d’environ deux fois et demie au cours des cinquante dernières années avec comme conséquence une pression insoutenable sur les ressources naturelles (sols, eaux, forêts).

Que l’agriculture soit industrielle, mécanisée, traditionnelle, biologique, qu’on la pratique de façon familiale, à petite ou à grande échelle, pour l’exportation ou le marché local, elle doit avant tout nourrir les populations. Paradoxalement, malgré toutes les avancées technologiques, ou peut-être à cause de celles-ci, l’insécurité alimentaire ne cesse de croître dans le monde et la faim touche majoritairement les populations rurales. Ce panorama risque de s’aggraver profondément avec les effets des changements climatiques qui associés à la disparition de la biodiversité menacent la viabilité des exploitations agricoles dans plusieurs pays du monde

L’intégration des femmes dans les activités agricoles n’a cessé de croître, leur proportion en terme de main d’œuvre agricole mondiale est passée de 39% en 1950 à 44% en 2000. Selon une enquête de la FAO, les agricultrices ne reçoivent que 5% de l’ensemble des services de vulgarisation agricole fournis dans le monde et 15 % seulement des agents de vulgarisation sont des femmes. Le manque d’informations qui en résulte affaiblit la capacité productive des femmes, compromet la production des cultures de subsistance (principale préoccupation des femmes) et handicape leur aptitude à protéger l’environnement. Les femmes représenteraient environ 20% des propriétaires de terres agricoles en Afrique subsaharienne, alors que ce chiffre serait de 6% en Asie-Pacifique et de 23% sur le continent américain (données FAO). L'accès à la terre et à son contrôle est extrêmement précaire pour la majeure partie des femmes rurales.

Toutes ces données inquiétantes sont à la base d’une profonde remise en question des pratiques agricoles et des projets d’appui au monde paysan. L’utilisation des sols et de l’eau à des fins de production alimentaire, l’accessibilité des femmes aux ressources et intrants productifs, les changements des modes de production et de consommation non viables ainsi que la gestion rationnelle des ressources naturelles et des écosystèmes sont des conditions incontournables pour le développement durable.

L'EXPÉRIENCE DE SUCO

L’approche d’intervention globale adoptée par SUCO vise avant tout le renforcement des capacités des populations afin qu’elles puissent prendre en main et participer activement à leur développement. L’amélioration des conditions de vie des familles paysannes, confrontées à une problématique agroenvironnementale de plus en plus complexe et à des défis tout aussi importants que ceux de se nourrir et de pouvoir vivre de la terre, demeure un objectif d’importance pour SUCO. Pour y répondre, SUCO a développé un programme de formation et d’accompagnement qui a été expérimenté au Nicaragua, au Honduras, au El Salvador et au Pérou avec au départ la production du Manuel de formation paysanne Machete Verde et de son adaptation pour le contexte haïtien le Djakout Peyizan.

 

Les Manuels et les guides méthodologiques produits visent principalement à transmettre des techniques agricoles et d’élevage tout en permettant d’augmenter la production et la diversification dans un esprit de protection de l’environnement. Les programmes de formation et d’accompagnement s’y attenant s’adressent à des agronomes, des techniciens et techniciennes agricoles, des leaders d’organisations paysannes mais surtout aux familles paysannes.

L’approche agroenvironnementale intègre un processus de recherche et de production didactique dans la transmission des connaissances et des capacités d’apprentissage en intégrant les savoirs, les connaissances et les compétences locales à celui des savoirs, des connaissances et des compétences spécialisées. Ce processus didactique et pédagogique  centré sur la modélisation des connaissances, conduit à la production de documents adaptés et accessibles dans lesquels tant les responsables d’instances gouvernementales et d’institutions de formation agricoles que les paysans et les paysannes se reconnaissent culturellement et dans lesquels ils trouvent la capacité de questionner et d’innover des pratiques ou des politiques. Ces pratiques ou politiques s’articulent autour la gestion durable des systèmes agro-sylvo-pastoraux et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
 

  PRINCIPES DIRECTEURS DE L'APPROCHE
L’approche agro-environnementale de SUCO met de l’avant certains principes qui se retrouvent dans ses résultats attendus et dans la démarche préconisée.
 
Rencontre et valorisation des savoirs et pratiques paysannes et scientifiques dans une optique de compréhension des dynamiques de production et de gestion agricole.
  Diversification de la production agricole afin de favoriser une agriculture nourricière et  familiale et moins dépendante de produits extérieurs.
  Valorisation des productions et des marchés locaux dans une optique de souveraineté alimentaire.
  Protection et restauration de l’environnement en valorisant les alternatives pour limiter les effets négatifs de la dégradation des sols et des changements climatiques.
  Égalité entre les femmes et les hommes favorisant une meilleure prise en compte des besoins des femmes productrices et garantissant une répartition équitable des ressources (formation/encadrement) et aux intrants agricoles (semences, terres..).
 
  ACQUIS DE L'APPROCHE
  Près de 100 000 personnes sensibilisées et impliquées dans des actions d'amélioration de pratiques agricoles dans une optique de protection de l'environnement, tant au Mali, au Pérou, au Nicaragua, au Honduras et en Haïti ;
  Introduction de nouvelles cultures et pratiques culturales alliant la diversification et la transformation alimentaire à des fins nutritionnelles ;
  Augmentation du rendement productif des terres de 15 à 20% ;
  Augmentation du revenu des familles de 15 à 45% selon les types de cultures pratiquées et des nouveaux marchés développés ;
  Diminution de 10% des cas de dénutrition chez les enfants ;
  Amélioration du traitement écologique des matières résiduelles et diminution des cas d’insalubrité du milieu de vie ;
  Diminution des apports de pesticides et de fertilisants chimiques entraînant une diminution des cas d’affectation pulmonaire et d’intoxication alimentaire ;
  Reboisement effectif des zones fragilisées et promotion des pépinières arboricoles et fruitières ;
  Mise en place de micro-entreprises environnementales ;
  Revitalisation des marchés locaux et des ventes de produits alimentaires transformés .

 

  Au coeur de l'approche, des cahiers de formation
développés par SUCO. Venez jeter un coup d'oeil.

 
  « La terre est la principale source de
nourriture et de revenu pour la moitié de
la population rurale mondiale.  »